jeudi, 10 avril 2008
RubrikarOues: La liste
Depuis que je me véhicule sur 8 petites roulettes :
- J'ai grossi.
- J'ai d'autres muscles.
- Je réfléchis à l'évolution de la roue à travers les siècles.
- J'ai compris que la mécanique c'est: se salir les doigts, et démonter des tas de trucs pour les remonter moins bien.
- J'achète des barres énergétiques pour sportive.
- Je ne vois plus 1, non 2, non 3 non…. Ex ami (e) (s)
- Je vois tout un tas d'autres personnes avec qui, la plupart du temps, je parle de roues.
- J'ai enrichi mon vocabulaire.
- J'ai rencontré des gens très fiers des traces qu'ils laissent sur le trottoir.
- Je suis tombée 5 fois en chaussettes dans des escaliers les rollers à la main.
15:30 Publié dans RubrikarOues | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : roller, rubrikaroues, mh, roues, roulement
jeudi, 07 février 2008
RubrikarOues: L'autre pays
Ils sont d'un autre pays que le nôtre.
D'une autre galaxie.
Ils ne marchent pas.
Minces pâles et musclés, la peau sertie de tatouages, ils volent.
Dans la ville, ces rares papillons gracieux esquivent les passants, les bras levés, le corps en arabesque.
Je me demande un instant si je ne rêve pas, s'ils ne sont pas pur produit de mon esprit; image libre et volante ; quatrième dimension de l'équilibre.
Ils passent.
Nous restons.
Peut être, l'air qu'ils déplacent à peine soulèvera un jour, une bourrasque à nettoyer les rues des scories automobiles.
Je les regarde.
Ils se taisent.
Ils roulent.
Naïfs poètes du mouvement.
mh,
15:36 Publié dans RubrikarOues | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Roller, Paris, Paris roller
jeudi, 30 mars 2006
En équilibre
Par ces temps de manifs et de troubles sur la ville ma fille se met à marcher. Nonsque qu'elle manifeste encore pour ou contre quoique ce soit, simplement elle pose un pied devant l'autre. Elle teste ses gambettes. En la voyant, je me souviens de mes débuts en roller. Rouge-Kiwi disait: " c'est comme si tu apprenais à marcher".
La ninette, se croyant à l'abri de tout regard, se concentre sur son équilibre et s'applaudit parvenue au bout du couloir.
10:05 Publié dans MamanRoule | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Roller
mardi, 28 mars 2006
Genèse: Famille en instance
Dans la famille E.I., il y a :
- Maman-Roule tuite ans, en instance de devenir la nouvelle écriveuse des temps moderne et/ou la future gagnante du gros lot au loto national, mais qui ce fait tellement peu d’illusion qu’il lui arrive le plus souvent de ne pas écrire et tout le temps de ne pas jouer.
- Il y a Jorgue tuite ans, en instance d’être DJ compositeur à la mode, mais comme Maman-Roule ne supporte pas les musiques électroniques l’échéance de son être au monde est repoussée à une date ultérieure,
- et il y a mademoiselle X, en instance d’être, dont les progrès technologiques nous ont révélé l’existence par le biais de quelques photographies mystérieuses ou l’humain lambda reconnaît nettement des pieds, des mains un profil, un corps minuscule qui s’avère être celui d’une fille.
L’intérêt de la chose sera décuplé lorsque la mise au monde aidant, « si Dieu veut », comme dirait ma grand-mère de l’Est, tout ce monde cohabitera dans une inconnue félicité familiale.
L’idée de famille là (en tant que génitrice) n’est pas complètement dégoûtant pour Maman-Roule mais lui ai parfaitement inconnu.
Tout cela lui semble d’un incongru dont le commun des lecteurs n’a pas la pointe d’une idée. De là ou elle se trouve, cette idée de famille (mon dieu pitié misère même à la troisième personne j’ai du mal) lui semble aussi étranger que le plongeon imminent dans la fosse grouillante d’une brousse sud américaine, bien fourmi en bestiaux de tout genre.
C’est que, de là où je me trouve, oui moi ; ne demeurons pas plus longtemps dans un trouble anonymat. Donc ce que je disais, je me sens devenir petit à petit par le biais de l’évolution de ma courbe de poids et de l’évolution de ma vie avec l’Homme, l’autre cet inconnu, et la souris fille là qui pousse, j’ai l’impression donc d’être Indiana Jones noyée dans une jungle d’émotions et de sentiment contradictoires envers tout ce (ceux) qui m’entourent et d’être complètement perdue dans la pyramide (nan le lapsus est étrange la pyramide pffff… le labyrinthe obscure de moi même.
Dites, je vous ai parlé du chat ? Comment aurais-je oublié le chat ? Partie prenante de cette famille pas si particulière que cela vu qu’il doit bien y en avoir 1 petit milliard sur terre. C’est que je suis pas habituée c’est tout. Je passe de la statistique de célibataire endurcie à la statistique de famille, Avant de passer peut-être un de ces jours à la statistique de célibataire à nouveau sous des noms plus souffreteux comme divorcée, ou concubinée ou décoquillée ou… j’en passe et des meilleures. Penser que moi, MOI je puisse faire partie d’une quelconque statistique à le don de me faire sortir de mes gonds. Bouerf finalement non. Pas sortir de mes gonds. Pas sortir de rien. Je m’observe en train de me transformer en madame Michue de tant à autres ou en madame mère de famille (MONE DIEU) ou madame MAMAN ou madame qui a sacrifié son don d’écrire ses futurs gains au loto, son célibat sa liberté, son bordel, ses habitudes de noctambule invétérée…sa… j’en passe et des meilleures, tout ça pour combler un vide existentiel : « comment ça t’as pas d’enfant ? Mais on est pas une vraie femme quand on a pas d’enfant »... Et si et là. Je serais donc restée sur la pente de la folie douce et du célibat forcenée si le hasard n’avait mis sur la route quelques spermatozoïdes de bonne constitution.
Il a bon dos le hasard. Et mes ovules ! Elles y sont quand même pour quelques choses mais ovules !
En un temps finalement très court me voilà propulsée du pays où l’ont de ne reproduit pas ou l’on se suffit de son petit soi même (pourquoi petit !) à la contrée sauvage, à la brousse inexplorée, en tout cas par tout ce qui fait que je suis qui je suis) de « moi je aussi je fais un petit », une petite même puisque c’est de cela qu’il s’agit.
Je pourrais envisager d’emprunter l’expérience des milliards de femme sur la planète qui ont vécues ces moments depuis la nuit des temps.
L’expérience s’emprunte aussi peu, même bien moins qu’un livre. Je ne peux pas parcourir l’expérience et croire un instant qu’elle est mienne. Pas possible. Je ne savais pas ce que c’était d’avoir un autre être humain dans mon ventre et là je suis en plein dedans… euh enfin c’est lui (elle) qui est en plein dedans. Et puis il y aura l’expérience des mois qui passe, l’expérience de la naissance (si Dieu veut comme dirait ma grand-mère) l’expérience de cet inconnu. L’expérience du bonjour, à la planète, l’expérience, pourquoi j’ai pas droit de le passer par la fenêtre s’il pleure, l’expérience personne ne m’aime il préfère tous le poids plume de 3 kilos à la grosses Maman-Roule fatiguée. L’expérience de la taille de mes seins, l’expérience de devenir un biberon humain, l’expérience d’aimer quelque chose que j’ai fait moi et qui est vivant l’expérience de…
Toutes ses expériences là. Je suis fatiguée rien que d’y penser. Je vois ma mère telle une déesse tutélaire venir corriger ma copie, t’as vu toute ses répétitions ? T’as écrits au moins dix fois « expérience » dans ma même phrase.
Je pourrais l’écrire 50 fois qu’elle serait toujours aussi nouvelle. Je pourrais créer un style littéraire ainsi qu’en enfant. 50 fois le même mot dans une phrase. 50 fois bébé expérience naissance peur fuite transformation vie vie vie. Il vie ! Comme dans ce livre si frappant d’Oriana Fallacci (plus à la mode en ce moment). Cet homme là qui venait de mourir et tout ces gens qui disait lors de son enterrement « il vit ». C’est Oriana Fallacci aussi qui écrit : « lettre à un enfant jamais né » parce que cet homme torturé par les colonels en Grèce, lui avait donné un coup dans le ventre.
Je pensais à ça aussi, cet enfant cette puissance d’être il sera ce que je ne sais pas ce que je suis, ce que son père ne sait pas qu’il est plus tout ce que lui apporte nos ADN réunis. Je ne dis rien de la conjonction des planètes, de la conjecture des temps, Il portera non pas ce que nous lui disons d’être mais ce que nous lui montrerons que nous sommes, ce qu’il ressentira que nous sommes, ou plutôt c’est de cela aussi et primordialement peut-être qu’il sera nourrit. Il portera le train complet de nos inconsciences, et de nos consciences et de celles des nôtres avant nous à travers nous.
Le chat dort comme un bienheureux sur le dossier du canapé. J’écoute “The Lark Ascending Williams Vaughan”. Tout à l’heure mon ventre bougeait comme s’il y avait tempête. Quelle heure est-il ? Je bois le thé chaud du thermos. Parfois je me sens vide de tout ce qui me faisait pleine auparavant, avant ÇA. Parfois je me sens vide de cela et pourtant je n’en suis pas en manque je ferme les yeux, je dors ou rien, rien. Les arbres bougent, il pleut. Le chat prend mes orteils pour cible. Je me demande s’il faut que j’arrose le bonsaï et s’il est bien normal que le persil frisé sorte si lentement de terre…
Demain existe ?
Comment serait-je cette inconnue que je n’imagine même pas ?
Que je suis incapable d’imaginer...
Maman-Roule
12:20 Publié dans MamanRoule | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Roller
lundi, 15 août 2005
RubrikarOues: Rien qui roule
Il faut que je roule, il faut que je roule, il faut que je roule.
Il faut que je…
Il faut supprimer les il faut. Les « il faut » ne changent rien.Mes patins à la main, je descends les étages.
J’essaie de ne pas tomber en traversant la route pavée.
Je ne pense pas. Je descends Arago.
Je passe devant l’immeuble où, avant, je vivais.
Il ne s’est pas effondré.
Moi non plus.
Là haut, il y avait ma tanière mon nid, ma substance.
Qu’y reste-t-il de moi ? Un halo de mh ? Une empreinte dans la mémoire de la ville ?
L’espace appartient au suivant.
Il faut que, il faut que, non…Il ne faut rien.
« Rien » je roule.
De mon rien, j’absorbe le plein rond de la ville.
À mon vide je m’attache.
Mon vide comme la poche retournée du plein du monde.
mh,
J'écoute: Breathe Telepopmusik Mezzanine De L'alcazar Vol.210:28 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Roller
vendredi, 15 juillet 2005
RubrikarOues: La classique de nuit
Timidement je roule, fraîche adepte des vendredis.
Une musique, dans mon crane depuis ce matin, m'accompagne.
Comme une gamine à la fête foraine, j'applaudirai volontiers au milieu de la foule des patineurs. Tout est spectacle, tout réclame attention. Sur le coté les policiers à roulettes matraques, menottes, et arme à la ceinture, piquent un sprint vers je ne sais quelles interpellations ou plaisir inavoué de rouler.
Les staffeurs jaunes-poussins hurlent dans mon dos " Poussez sur les cuisses, plus vite. Rattrapez ceux qui sont devant … ". La fée Claire rouleuse rieuse, tient salon à droite en bas de la foule, entourée d'un aréopage de boys ou de demoiselles.
Je salue d'une main, d'un geste, d'un baiser en équilibre, quelques connaissances. Je regarde à peine le ciel. Je surveille un grand gros personnage instable devant moi et l'amplitude de ces gestes. Un homme slalomant entre les patineurs vient se prendre dans mes roues. En équilibre, nous entamons une valse hésitante, nous retenant tant bien que mal l'un à l'autre.
Des piétons applaudissent au passage du cortège à 10 000 roues. Parfois ils se risquent à traverser. Des allemands, clignotants du casque jusqu'aux patins, roulent groupés. Ils font une tache fluorescente dans le cortège, comme ils la feront avec une hola en règle assis sur les " gradins " de Bercy où aura lieu la pause à mi-parcours.
Je suis une fourmi dans la fourmilière. Au spectacle. Tant bien que mal je maîtrise mes peurs et mon équilibre.
Je roule soudain sur un bonheur de goudron idéalement lisse.
Une demoiselle de ma compagnie m'invite à la rattraper. Elle part d'un grand rire et file comme une flèche. Elle m'attendra plus loin " au feu rouge, devant la banque ". Nous nous perdrons encore pour nous retrouver avant le dernier verre sur une terrasse.
Un joli monsieur me sourit. Une jeune fille, casquée contre son gré pour sa première randonnée, tient la main de son père. Nous n'aurons pas droit au coup de folie de 11 heures de Cat-cat qui vacationne en pays basque.
Euphorique en fin de parcours, et désaltérée, je descends Montparnasse pour rejoindre mes pénates.
…
Je glisse, dans la nuit molle chaude et sensuelle.
mh,
11:00 Publié dans RubrikarOues | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Roller
mardi, 12 juillet 2005
RubrikarOues: rando lunaire et aléatoire de juillet
Le démontage et remontage de mes roues, selon la procédure en vigueur, est fini. Mes mains sont demeurées noires au moins une demi-heure. La crasse de Paris dans la paume et sur le nez vu que c’est toujours au moment le plus inadéquat que mon nez gratte ou qu’une crampe se déclenche. Bref je suis prête. Toutes les roues tournent. Une sensation de ménagère en paix avec sa conscience, m’assaille. C’est fort rare. Les deux je veux dire, la sensation de ménagère et la paix avec ma conscience. L’idée de sortir rouler sous le soleil ne m’a pas effleurée. Je vais attendre la nuit, et les balades sous la lune qu’organise une rouleuse voyageuse ; j’évite ainsi le bronzage zèbre : protection peau protection dont j’hésite à lancer la mode vu que, on dira ce qu’on voudra, ces taches blanches sur les coudes les genoux et autour des poignets ça fait maladif. … Je reviens. Il est tard. Nous avons roulé sur les routes, tournées 4 fois autour de la place des Vosges, deux ou trois fois autour de la place de la Mosquée. Les soirs de pleine lune et de 13 juillet on ne regarde pas trop à la cohérence. Il y eut une pause bagarre confettis et bombes serpentine, une pause « on raccompagne les Basques à leur voiture », une ou deux pauses bals, une pause « qu’est-ce qu’on fait ». La pause lune eut lieu sur le pont d’Austerlitz si je ne m’abuse (vue mon sens de l’orientation je m’abuse souvent). La lune fut d’abord grosse et orange derrière Bercy. Elle s’est élevée ensuite, presque aussi vite qu’un ballon, toujours grosse et orange. Tout est rentré dans l’ordre en ce qui concerne la lune. Elle est montée ronde et pale dans la jolie nuie de Paris, passant derrière des tourelles et se donnant de faux air de lune qui attendait le passage intempestif d’une volée de sorcières sur leurs balais. La lune n’a rien vu ; pour glisser dans la ville, les sorcières ont échangé leurs balais contre 4 paires de roulettes, et c’est une aimable fée, Claire, qui les promène. Claire organise des ballades rollers partout dans le monde Le prochain voyage c’est Tahiti… Toutes les infos et photos histoire d’aller rouler sous d’autres lunes c’est ici : http://www.planetroller.com/ mh,
09:20 Publié dans RubrikarOues | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Roller
vendredi, 24 juin 2005
RubrikarOues: Les Paris de la belette
L'avantage avec ces escapades c'est que, quoiqu'il arrive, vos fesses apprécieront. Quand vous saurez que vos abdos n'auront pas à se plaindre et, que rouler avec des vibromasseurs à gorille sous les orteils procure une joie sans mélange, au moment ou cela cesse, vous vous direz que cette randonnée roller nocturne à tout pour ravir l'amateur exigeant.
Cette monomanie particulière de l'organisateur en direction des rues pavées et en pentes raides est heureusement compensée par sa propension à nous faire découvrir les " endroits insolites " de la capitale.
Certes il faut apprendre à décoller ses yeux des pavées, du sable et autres surprises de la chaussée ... certes...
Je veux croire qu'au bout d'une quinzaine de ces rouleries on finit par ne plus penser à ce sur quoi l'on roule.
Au cours des dernières pérégrinations j'ai croisé : une pagode chinoise, un restaurant russe sa vodka supposée et son église, (comment dit-on une église russe : un samovar ? Une babouchka ? Un baklava ? ... mince alors !), quelques villas Guimard, une constellation racontée à Marie par Jean, un tout petit petit chien renversé par une Mercedes, un car de policiers pour le constat, des voies sans issues (gros pavés, pentes extrêmement rudes), des passages couverts, (franchement je ne me souviens plus des passages j'essayais de suivre et je causais) un canapé en simili panthère, l'endroit où je me suis faite égorger (dans une vie antérieure j'entends bien), ... après je ne sais plus, tout se mélange, ah si nous avons dévalé les Elyséens-Champs, et un monsieur avec de très jolies lumières sous les pieds m'a ramené dans mon boulevard.
Citation : "Chères Rolleuses et rolleurs, mardi soir cours d'escalade, Montmartre face sud-ouest, descente en rappel face nord...aiguisez vos freins-tampons!!!"
L'organisateur n'est pas QUE espiègle ascendant sadique, il dessine des vêtements pour rouleuses et rouleurs. J'aime bien les tee-shirts noirs et fuchsias à manches courtes.
Bon allez trêve de bavardages, le site pour plus d'infos
Voilà !
mh,
09:45 Publié dans RubrikarOues | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Roller
samedi, 28 mai 2005
RubrikarOues: La rando des bulldoz…
Comment voulez-vous que je m’en sorte lorsque de vaillants (es) organisateurs (trices) font démarrer des randonnées dans les rues reculées de la capitale ? Montparnasse et Bastille je maîtrise à-peu-près mais, place de la Bourse ou rue de la Lune ou encore Invalides sur le «balcon entouré d’une balustrade» ? Quelle Bourse d’ailleurs ? La bourse aux grains ou la bourse du commerce ? « C’est tout droit de chez toi ». Tout droit d’OÙ ? Où se situe la ligne qui part droit entre moi et le lieu de départ ? Ne pourrait-on pas démarrer une randonnée de l’endroit où je ME trouve ? Je suis sidérée par les gens qui se repèrent. Ils ont du naître avec un GPS implanté. « T’as qu’à prendre un plan ». Vous croyez que je n’ai pas essayé ? Par je ne sais quelle déchirure de l’espace temps je me retrouve dans des rues en cul de sac. C’est que Merlin pas enchanté du tout de cette intrusion me fait revenir au hasard, après que j’ai amorcé une aventure sulfureuse avec Arthur - l’histoire c’est qu’il voulait se venger de Guenièvre, elle avait fricoté avec Lancelot. Bon je suis tombée avec mes roues au milieu de la table ronde pendant qu’Arthur seul pleurait toutes les larmes de son corps. Décemment je ne pouvais pas le laisser dans cet état… - [soupir] même dans la quatrième dimension je m’empêtre dans des histoires grotesques. Dites, ça fait 5 fois que je vais à cette fichue Place de la bourse et 5 fois que je me perds. Qu'est-ce qu'elles fichaient les fées à ma naissance ? Avec le bol que j’ai, je suis sûre qu’elles avaient fêté la promotion d’une copine la veille et qu’elles tenaient une gueule de bois homérique. Elles ont échappé leurs baguettes pointues sur mon crane de toute petite et ça a bousillé le GPS. L’idée c’est de me trouver un bulldozer pour tailler la route à la louche devant mes roulettes. Les gravas ? Douce rigolade. J’ai un entraînement du tonnerre de Zeus ; pourquoi, à votre avis, vais-je me perdre dans certaine randonnée vouée aux pavés ? Si j'organisais ma rando à moi personnelle, une charmante petite "rando des bulldoz………." non ? Tsss, si vous n’aimez ni les pavés, ni la nuit, ni vous perdre dans la capitale il y a toujours la rando des BULOTS. Elle part de Bastille à 14H30 le dimanche (à Paris !). (Pas si difficile à trouver, je vous jure) Elle est sympathique, bavarde et familiale. On y rencontre souvent toutes les personnes que l’on a croisées dans les autres randos de la semaine. Merci qui ? mh,
00:16 Publié dans RubrikarOues | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Roller
lundi, 16 mai 2005
RubrikarOues: Les Paris de la belette
L'avantage avec ces escapades c'est que, quoiqu'il arrive, vos fesses apprécieront. Quand vous saurez que vos abdos n'auront pas à se plaindre et, que rouler avec des vibromasseurs à gorille sous les orteils procure une joie sans mélange, au moment ou cela cesse, vous vous direz que cette randonnée roller nocturne à tout pour ravir l'amateur exigeant. Cette monomanie particulière de l'organisateur en direction des rues pavées et en pentes raides est heureusement compensée par sa propension à nous faire découvrir les " endroits insolites " de la capitale. Certes il faut apprendre à décoller ses yeux des pavées, du sable et autres surprises de la chaussée ... certes... Je veux croire qu'au bout d'une quinzaine de ces rouleries on finit par ne plus penser à ce sur quoi l'on roule. Au cours des dernières pérégrinations j'ai croisé : une pagode chinoise, un restaurant russe sa vodka supposée et son église, (comment dit-on une église russe : un samovar ? Une babouchka ? Un baklava ? ... mince alors !), quelques villas Guimard, une constellation racontée à Marie par Jean, un tout petit petit chien renversé par une Mercedes, un car de policiers pour le constat, des voies sans issues (gros pavés, pentes extrêmement rudes), des passages couverts, (franchement je ne me souviens plus des passages j'essayais de suivre et je causais) un canapé en simili panthère, l'endroit où je me suis faite égorger (dans une vie antérieure j'entends bien), ... après je ne sais plus, tout se mélange, ah si nous avons dévalé les Elyséens-Champs, et un monsieur avec de très jolies lumières sous les pieds m'a ramené dans mon boulevard. Citation : "Chères Rolleuses et rolleurs, jeudi Soir cours d'escalade, Montmartre face sud-ouest, descente en rappel face nord...aiguisez vos freins-tampons!!!" L'organisateur n'est pas QUE espiègle ascendant sadique, il dessine des vêtements pour rouleuses et rouleurs. J'aime bien les tee-shirts noirs et fuchsias à manches courtes. Bon allez trêve de bavardages, le site pour plus d'infos: www.labelettearoulettes.com Voilà ! mh,
12:05 Publié dans RubrikarOues | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Roller




