jeudi, 10 avril 2008

La collection démodée ou mh cherche maris

1221146708.jpgAlors qu'un ami me souhaitait un mari avec une insistance trouble, je me suis soudain rendue compte que les seules personnes à m'avoir conseillée cette alternative comme remède à tous les maux, étaient des hommes, parfois mariés eux même, et croyant aux vertus du mariage avec la même ingénuité qu'une jeune fille pré-pubère du début du siècle.

Ma propre mère ne se risque plus à ce genre de recommandation, et bien que maire elle-même, elle a abandonné l'idée de me voir prononcer le oui fatidique sous ses augustes auspices.

Me souhaiter un mari, n'est-ce pas un peu restrictif tout de même ?

Non que l'exclusivité en ces domaines fût pour moi une tare. Mais un mari…
Je ne sais même pas ce que c'est qu'un mari !

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lundi, 07 avril 2008

Homme : Concept.

552773852.jpgFinalement je n’avais pas bien saisi le concept.
Dès que nous nous sommes installés ensemble, mon C ET T a perdu le chemin de la cuisine, elle n’était pas loin à l’époque, disons à 5 ou 6 mètres de son ordinateur et de ses platines.

J’aurais dû être alerté quand à ces capacités de déplacements dans l’espace.

Lorsque à la naissance de la puce, il n’a pas assisté au mode d’emploi d’une baignoire avec une enfant dedans, j’ai eu peur qu’après la cuisine, il ne perde la salle de bain.

Disons qu’il s’agit davantage d’une perte de repères très dépendantes des cris de l’enfant et de l’état de nerfs de la mère.

Ce n’est pas si grave.

Lorsqu’il s’agit de s’atteler à des tâches spécifiquement masculines, enfin dans l’inconscient collectif et beaucoup dans le sien, il ne se dérobe pas. Il est même pointilleux à l’extrême.

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jeudi, 03 avril 2008

Goûts, couleurs et pompons.

301250433.jpg- Humpf...Snif... Maaaaaaaliiiieeee !
- Allô ! Qui est-ce ? Mh ? Qu'est-ce qu'il y a ? Demande la voix inquiète et précipitée de Malie.
- Oh ! Humpf humpf Malie, c'est humpf snif... affreux, horrible...
- Calme-toi, qu'est-ce qu'il y a, répond bon sang !
- Maaaaaaaaalie... j'ai voulu... snif humpf... me teindre... en bleu.
- Hè ? Ah ! Oh ! Ce n'est pas grave, t'as pas idée de me faire des frayeurs pareilles !
- Malie c'est horrible !
- T'as pas réussi la teinture ?
- Oui... NON.
- Ça donne quoi au niveau de la couleur ? Continue Malie patiemment.
- Tu ne comprends pas. J'ai voulu me teindre en bleu mais il n'y avait pas de bleu chez Monoprix, alors j'ai prix une sorte de rouge.
- Ah ! AAAAh ! Fait Malie d'un air de ne pas vouloir me contrarier.
- Ça donne rouille, Maliiiiiiiiiiiie c'est mooooche !
- Écoute, tu te calmes, tu recommences. Y'a pas de quoi te mettre dans des états pareils !
-.....
-mh ? Tu es là ?
-.....
-mh ?
- Je peux pas recommencer... snif humpf Malie et si ça ne repoussait plus?

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mercredi, 02 avril 2008

Travailleuses, travailleurs !

- Malie, on est des travailleuses pauvres.

- Pas d’appart, pas de voitures, juste des enfants des chaussures, des tailleurs et des livres : je bosse comme une damnée. Un loyer les yeux de la tête, oui je suis une travailleuse pauvre.

- Si tous les humains du monde pouvaient se donner la main pour faire exploser les découverts bancaires. Ceux qui ont un compte en banque j’entends bien… L’idée du travail qui sauve, quand je vois les ouvriers du bâtiment à 50 ans, tu ne me feras pas avaler que travailler ça donne la santé. Le travail comme une valeur, ça me révulse.

- Tu sais ce que tu es mh: une anarco-consommatrice.

- Non mais !

(c) mh,

 

Observatoire des inégalités: Comment mesure-t-on la pauvreté ?

Page de liens sur la pauvreté et surtout les travailleurs pauvres

PDF de l'INSEE sur les travailleurs pauvres

 

 

mardi, 11 mars 2008

Jour de viande… ou angoisse préhistorique.

b53935ae46f9bb6151c18ce2870f0593.jpgCe matin, vêtue de mes peaux de bêtes les plus fines et armée du gourdin habituellement dissimulé dans les fourrés qui masquent l'entrée de ma caverne, j'attends le visiteur annoncé par les signaux de fumées de ma voisine Argaoum. (sic)

L'angoisse monte, il fait un froid de chien baltique, pourtant des gouttes de sueur perlent à mon front. Argaoum n'est pas experte en signaux de fumées (râle pas Argaoum, c'est vrai) mais ils avaient la consistance de ceux qui annoncent le redresseur d'impôts ou la meute de loups affamés.

Si vous étiez attentif à mes propos et aux péripéties d'une vie de mh, vous vous demanderiez, pourquoi cette pauvre enfant revêt ses atours tannés de frais et courts coupés pour accueillir l'inconnu menaçant. Sachez, mesdames et messieurs, qu'en ces temps préhistoriques, lorsque vous êtes une fille seule à chasser le bison avec les copines, il faut savoir saisir l'occasion de confier les tâches les plus ardus au moindre dominant de l'espèce qui se présente. En ces temps obscurs, il y a moins de risques à agencer la déco de la caverne ou à cueillir des bais en vous faisant lutiner par Nestor- homme malin et végétarien- qu'à courir après les protéines.

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Mh au paradis, ou Dieu doute.

20c5795eda1d27c9916a3b0b05a4a4c9.jpgIl y a des jours, je m'interroge: Vaut-il mieux confier radicalement ses déboires à dieu, dans un accès de désespoir incontrôlable ou, à une compagnie aérienne épargnée par la grève ?

Pourvue d'ailes aussi temps plein qu'il en faut, pour m'élever vers dieu ou, vers des îles provisoirement paradisiaques, je m'envolerai angéliquement, dans la nuée de plaisirs promis par les prospectus dont j'entreprends régulièrement la lecture.

Ceux de Dieu n'ayant pas été mis à jour depuis quelques siècles, il est sans doute moins hasardeux de faire confiance aux pages illustrés de l'agence de voyage en face à coté du marchand de fleurs, (je souligne à tout hasard)

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samedi, 01 mars 2008

Balade avec lumière

Puis-je écrire sur une trouée de lumière ?
Elle tombe du ciel entre les arbres et me réchauffe tandis que j'écoute la musique sous le kiosque. C'est étonnant d'ailleurs: le temps toujours aussi gris et fragile entre deux averses et soudain ce rayon de soleil.
Est-ce que les dieux, ou quoi que ce soit qui s'assied sur les nuages comme sur un fauteuil de théâtre, aime la musique ? Je crois qu'oui.
Une demi-heure j'ai attendu. En cette fin de journée marquée dans le calendrier comme une journée d'été 2000, avec mon tee-shirt froissé léger léger (à qui certains trouve un air torchon et en qui les fashions-V reconnaissent un petit haut de Miyake) je me suis gelée.

 

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jeudi, 21 février 2008

Le lieu où je me repose...

Le lieu où je me repose est encadré par des galets d’argent
Le sang des roses éclabousse le jardin
La verveine pousse au pied de la statue de la vierge

Le temps où je me repose est entre ma main dans celle de ma grand-mère
et son corbillard fleuri

Là est tout mon trésor


(c) mh,

mardi, 12 février 2008

Graine d’ANANAR !

medium_arton26.jpgJ’étais en noir.
Une jupe courte sous le soleil.
Les montagnes avaient cette couleur bleu-brume qu’elles prennent par beau temps.
Le monde attendait devant la maison.
Bien sur je ne pleurais pas. Ma sœur non plus. Cet air comme ça de tenir les émotions en exil ; de qui le tiendrait-on ?
Les enfants vadrouillaient dans ce ramdam, stoïques et curieux, la lignée terrible. Ils avaient dormis au-dessus de leur arrière grand-père dans sa boite, tandis qu’en bas les filles veillaient leur père. Enfin non lui, il n’étais plus là. Cela se voyait qu’il n’était plus dans sa peau.

Comment auraient-elles pu lui éviter l’église ? Et où on l’aurait rangé au cimetière ? Paquita, sa femme était dans la terre sous une croix en face du champs de blé comme elle souhaitait. Lui il voulait un caveau, pour tout le monde. Il fallait bien quelques concessions de part et d’autres !
...

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vendredi, 01 février 2008

Gare au gorille (du neuf avec du vieux...)

d2f2da20ec2ffc812141540a641a99d7.jpgY'as des jours j'ai envie d'être un homme. Pas un tout petit, chisclet, sensible, et qui plaît aux dames non: une baraque.2 mètres et des brouettes, 120 kilos ou plus, je ne me rends pas compte, des bras et des cuisses comme des poteaux télégraphiques et des mains, enfin pas des mains, des battoirs à linge comme ceux qu'utilisait ma grand-mère quand j'étais petite et qu'on allait laver le linge au lavoir.


A la limite, je voudrais bien être Mouse, le tueur dans les bouquins de
Walter Mosley. Petit et méchant et qui tue si tu le respires pas dans le bon sens.


Enfin, un type quoi, avec presque de la bave au coin des lèvres. (J'ai une vision assez étrange de la virilité.)

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