mercredi, 16 septembre 2009

Jour de viande… ou angoisse préhistorique.

b53935ae46f9bb6151c18ce2870f0593.jpg(Note du 16/09/09: en ces temps de grippe sur le monde, un texte qui date un peu... mais je suis prête à tout pour coller à l'actualité !)

Ce matin, vêtue de mes peaux de bêtes les plus fines et armée du gourdin habituellement dissimulé dans les fourrés qui masquent l'entrée de ma caverne, j'attends le visiteur annoncé par les signaux de fumées de ma voisine Argaoum. (sic)

L'angoisse monte, il fait un froid de chien baltique, pourtant des gouttes de sueur perlent à mon front. Argaoum n'est pas experte en signaux de fumées (râle pas Argaoum, c'est vrai) mais ils avaient la consistance de ceux qui annoncent le redresseur d'impôts ou la meute de loups affamés.

Si vous étiez attentif à mes propos et aux péripéties d'une vie de mh, vous vous demanderiez, pourquoi cette pauvre enfant revêt ses atours tannés de frais et courts coupés pour accueillir l'inconnu menaçant. Sachez, mesdames et messieurs, qu'en ces temps préhistoriques, lorsque vous êtes une fille seule à chasser le bison avec les copines, il faut savoir saisir l'occasion de confier les tâches les plus ardus au moindre dominant de l'espèce qui se présente. En ces temps obscurs, il y a moins de risques à agencer la déco de la caverne ou à cueillir des bais en vous faisant lutiner par Nestor- homme malin et végétarien- qu'à courir après les protéines.

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18:15 Publié dans La lettre de mh | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : préhistorique, viande, mh, bison, épilateur, silex, grippe | |

vendredi, 11 septembre 2009

La ballade des pendus. (texte du 11 septembre 2001)

La folie c'est de penser que cela c'est passé. La folie c'est qu'ils ont rapproché le désastre de chacun. Ils l'ont mis tout près. Les faiseurs d'images du monde entier se trouvaient là pour que nous entrions dans l'intimité de la douleur, et de cela ils se sont servis.

Même si la colère nous prenait à penser que d'autres n'avaient pas eu droit à l'exploration de leur mal et que, du coup, celui-ci nous avait paru plus lointain, ils avaient visé " juste ". Ils avaient atteint l'endroit où TOUTES les douleurs seraient comprises.


" Frères humains qui après nous vivez ", cette phrase ne cesse de me trotter dans la tête.

J'ai arrêté les paroles des transistors. Je sais que cela est arrivé et que cette douleur ils ont réussi à la rapprocher de moi, et la rapprochant, ils prennent le risque que les Hommes y réagissent avec sagesse.

La détestation d'un système dont je profite, ne m'empêchera pas de penser à ceux là " Frères humains ", et tous les désastres me deviennent soudains plus proches, et celui-ci, désastre parmi les autres prend sa place.

Qui suis-je, hors du temps, qui suis-je sur la roue même à me demander pourquoi je vis, et pourquoi ceux-là sont morts ?

Vous les disparus, vous les souffrants, en tout temps et en tous lieux
Me montreriez-vous ce qui en moi vous tue ?

mh,

08:16 Publié dans La lettre de mh | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 11 septembre 2001, mh | |

lundi, 10 août 2009

L'ail dans le poulet

- Arrête mh, il y en a assez !
- Non il n'y en a jamais assez.
- Je ne le mangerais pas ton poulet. Je n'ai jamais vu qu'on mettait tant d'ail dans ces pauvres bêtes !
- Écoute Jorgue on ne s'embrassera pas sur la bouche avant le millénaire prochain. Qu'est-ce qu'on risque ?

Jorgue secoue la tête et lève les yeux au ciel. Il est vêtu d'un vieux jean un peu lâche et d'un gros pull bleu marine qui bouloche. Sur lui, c'est un ensemble plutôt réussi, surtout que, pas rasé, il porte un air d'avoir garé son bateau devant l'immeuble, juste pour éplucher la tonne d'ail que je fourre dans le poulet.

- Je ne comprendrais jamais rien aux femmes, lâche Jorgue le petit couteau pointu à la main.

Je vais faire revenir les patates dans la graisse de confit et je mettrais de l'ail dans les patates. Un grand-bonhomme dans ma minuscule cuisine, me transformera toujours en succédané de cuisinière.

- Tu as un rendez-vous cet après-midi ?
- Oui... Non.

Il y a aussi le gâteau au chocolat, qu'il n'a pas vu.

- Tu rêves ?
- Non je réfléchis.
- J'aimerais te poser quelques questions sur les femmes. Tu es dans la place toi.

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10:14 Publié dans La lettre de mh | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jorgue, mh, ail, femme, homme | |

dimanche, 05 juillet 2009

Stratégie caniculaire

soleil.jpg(un vieux texte de saison extirpée des archives)

C'est pas bientôt fini la canicule ?

Il faut dire qu'au septième la canicule à Paris...

J'ai noué autour du ventilateur, un foulard en coton extrêmement fin, mouillé et imbibé d'huiles essentielles de citron et d'oranger. Il diffuse les effluves en même temps que son souffle, amoindri par l'étoffe.

J'ai déroulé les stores, sur la rampe du mini balcon. Un quartier de citron lime embelli et parfume la carafe d'eau, posée à-coté d'un joli verre en cristal gravé (le seul) sur la petite table orange. Je ne bouge pas beaucoup. Je travaille sur Ivanhoé. Je tire des plans sur la comète, prépare des cours pour la rentrée, écris des lignes. J'attends la nuit. Je me douche 6 fois par jour. De temps en temps je m'enduis d'huile parfumée, Ylang Ylang ou Camélia.

J'ai ressorti de mon fatras d'armoire une vieille veste chinoise en coton un peu usée et un pantalon en lin fin et tout mou. Lavés et parfumés à la lavande, ils m'habillent d'une garrigue à l'aube, fraîche de rosée. Si je ne supporte pas la veste chinoise, je boutonne une chemise militaire manche courte et stature étroite qui doit dater de l'époque où mon père était en Indochine. Est-ce vrai ? J'aime me l'imaginer.

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23:54 Publié dans La lettre de mh | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : mh, canicule, ylang ylang, chaleur, pollution, paris | |

vendredi, 26 juin 2009

Le lieu où je me repose...

cathy la brebis.JPGLe lieu où je me repose est encadré par des galets d’argent.
Le sang des roses éclabousse le jardin.
La verveine pousse au pied de la statue de la vierge.

Le temps où je me repose est entre ma main dans celle de ma grand-mère,
et son corbillard fleuri.

Là est tout mon trésor.


(c) mh,

samedi, 20 juin 2009

mh, remise à sa place...

espace.jpgTout a commencé lorsque j'ai voulu mettre de l'ordre. Une belle initiative de jours d'été n'est-il pas ?
Il fallait que je gère mes "tas", de papiers, de documents divers et variés, avec la même conviction que j'enseignais aux autres à les ordonner.
Je me suis assise, j'ai regardé autour de moi quand une évidence soudaine m'a frappée: Pas de place.
Non que je vive dans un bouiboui infâme, mais chaque objet, chaque meuble chaque livre sont calé pour rendre la vie agréable en cet endroit à une seule et unique personne et peut-être deux occasionnellement.
Comme j'avais l'humeur badine, j'ai mentalement noté:

que je vivais dans un endroit ou j'avais la place pour vivre seule ou très petitement accompagnée.

que la majeure partie de mon espace était, certes joliment, mais grandement occupé par des livres

qu'à étendre le sens du mot "place" dans toutes ses dimensions, je comprenais mieux et avec une stupéfaction grandissante les quelques moteurs principaux de la vie.

J'allais sans doute trop vite en besogne, mais j'avais l'impression que, comme à la fin d'une histoire, une grande partie des "fils" se rejoignaient en une logique imparable.

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11:58 Publié dans La lettre de mh | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : place, espace, garder sa place, qu'elle est ma place, mh | |

jeudi, 18 juin 2009

"ELLE" et moi

"Elle" parle de moi là !

Si parfaitement !

C'est presque le Elle en vrai  "elle. fr ?"

mh, dans le fil blogs de "Elle"

 

Vous pouvez même voter pour moi...

09:05 Publié dans La lettre de mh | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : elle, mh, lalettredemh, la bonne manière de tousser | |

jeudi, 04 juin 2009

Jorgue en piège à fille.

lavande.jpegJorgue est toujours aussi beau. Il sent bon, on dirait qu'il vient tout juste de se rouler dans un champ de lavande.
Il vieillit comme Sean Connery....
J'imaginais dans mon for intérieur qu'il garderait sur le corps un zeste de ses dépravations passées mais que nenni. Il revient me voir. Envoyée par je ne sais quel organisateur omniscient de tentations perverses.
La vie ne vaudrait pas la peine d'être vécue si l'on ne vous mettait pas de temps à autre sous le nez des gourmandises auxquelles, vous devez dire Non, NIET, je ne mange pas de ce pain là MOI monsieur !

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13:24 Publié dans La lettre de mh | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : jorgue, copine, fille, tentation | |

Vie quotidienne : réflexions chroniques.

lavelinge54.jpgBon alors maintenant que je fais mes yaourts, mon pain, de la couture, un poil de ménage un dixième de repassage, la cuisine avec des produits frais, de la soupe, des petits gâteaux, parfois de la confiture, pousser des légumes sur mon toit :
J'AI le droit de garder mon lave-vaisselle ?
Je veux bien décroître.

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11:35 Publié dans La lettre de mh | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : décroissance, lave-vaisselle, cocotte | |

mercredi, 03 juin 2009

La lettre de mh,: histoire (si si !) et publicité.

lmhavant.JPGJe ne connais plus la date exacte de création de « la lettre de mh ».
Ce rien du tout de mots qui flotte sur l'Internet.
Je me souviens d'un groupe de stagiaires dans un stage que j'animais pour la société DEMOS aux alentours de 1999.  Alors que nous ramions allégrement de pages en site web (pas d'adsl à l'époque), je me rendis compte que certaines avaient déjà créé leur site.
J'étais là, tentant d'apprendre quelque chose, à des qui en savaient parfois presque (le presque est important) plus que moi. Le cours suivant j'avais créé mon premier site.

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