jeudi, 03 décembre 2009

Le cerveau des hommes.

-    Ils sont censés avoir le même cerveau non ?
-    Qui ça mh ?
-    Les hommes.
-    Tu as des problèmes avec ton mec ?
-    Je crois que je suis vouée à ce truc : avoir un problème avec les mecs… Pourtant, il y a des études scientifiques qui prouvent que les cerveaux des hommes et des femmes sont exactement semblables.
-    Ah bon ? Aucun de ceux avec qui j’ai vécu alors. Mais ce n'est pas bon les généralités.
-    Si. Faisons des généralités. Cela me rassure les généralités !
-    Je ne suis pas au courant des dernières avancées scientifiques mais je n’ai vraiment jamais pensé qu’un homme c’était foutu pareil qu’une femme, dit Malie en tenant sa tasse à café bien serrée dans une main.
Pourtant il fait moins froid qu’hier, et la terrasse est chauffée.
-    Orlyouest dirait qu’un homme c’est juste une femme avec une queue.

Lire la suite

Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | |

La valse

camilleclaudel_valse.jpgmh, se regardait dans le miroir.
Elle scrutait les rides au coin de ses yeux.
Feu follet, évanescence d'humaine, elle se retrouvait à raconter une vie, devant tout le monde.
Elle ne savait plus si elle était celle-là ou celle-ci.
Je suis mh dans le miroir avec les rides au coin des yeux.
J'habite la tanière de mh, j'écris sur cet Ivanhoé qu'elle utilise.
Seule sous la musique, mes doigts caracolent sur les touches du clavier. Je trouverai toujours une douceur et une mélancolie obstinée à raconter des histoires.
Je voudrais plonger là. Là est un secret. Je voudrais m'installer dans la lumière orange.
mh seule sous la musique. mh, fourmi dans la fourmilière.
Je suis mh dans le miroir à la peau fragile, au pull noir, aux boucles d'oreilles dorées. La musique au-dessus, la lampe de bureau 1930.
Si je l'écris est-ce que vous me croirez ?

 

Une valse à l'endroit une valse à l'envers.
Dites-moi dans quels bras je danse.
Dites-moi s'il y a des bras et si je danse.


(c) mh,

Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | |

mardi, 01 décembre 2009

Graine d’ANANAR !

medium_arton26.jpgJ’étais en noir.
Une jupe courte sous le soleil.
Les montagnes avaient cette couleur bleu-brume qu’elles prennent par beau temps.
Le monde attendait devant la maison.
Bien sur je ne pleurais pas. Ma sœur non plus. Cet air comme ça de tenir les émotions en exil ; de qui le tiendrait-on ?
Les enfants vadrouillaient dans ce ramdam, stoïques et curieux, la lignée terrible. Ils avaient dormis au-dessus de leur arrière grand-père dans sa boite, tandis qu’en bas les filles veillaient leur père. Enfin non lui, il n’étais plus là. Cela se voyait qu’il n’était plus dans sa peau.

Comment auraient-elles pu lui éviter l’église ? Et où on l’aurait rangé au cimetière ? Paquita, sa femme était dans la terre sous une croix en face du champs de blé comme elle souhaitait. Lui il voulait un caveau, pour tout le monde. Il fallait bien quelques concessions de part et d’autres !
...

Lire la suite

Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | |

mercredi, 25 novembre 2009

La construction de la fiabilité

Je pensais à quelqu'un.

Je me demandais, en comparaison, si j'étais : « fiable ».

Si la fiabilité c'est, de ne pas perdre la mémoire.

Il y a des gens comme ça qui oublie...

Je me demande aussi, où se construit la fiabilité.

Si je pouvais y lire le manque d'attention à l'autre.

Si j'étais capable d'y voir autre chose que la réussite de ma vieille stratégie d'invisibilité.

mh,

Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |

Entrevue

clarice.jpg- Quelle est la chose la plus importante du monde ?

- Faire en sorte que le monde soit digne pour toutes les vies humaines et pas seulement pour quelques-unes.

Réponse de Pablo Neruda à Clarice Lispector (Lu dans: La découverte du monde)

 

mh, qui cite.

 

 

neruda-allende.jpg

 

Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |

dimanche, 22 novembre 2009

Égalité, homme, femme etc.

Depuis que j'ai une enfant je me sens plus faible.

Je dépends de son bonheur.

Je me tiens à carreau pour ne pas tout gâcher.

Un enfant, c'est comme un piège ?

Merveilleux ?

mh,

j'écoute

 

Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | |

samedi, 14 novembre 2009

Le jour des MOMIES.

novembre_2009 040 [Résolution de l'écran].JPGLa ninette m'a réveillée en sursaut, me mettant un doigt dans l'oreille.

Lui ai préparé son petit-déjeuner et l'ai posée, véritable mère indigne devant les « zouzous ». J'étais partie pour retourner me coucher (7 h 30 quand même), mais non finalement. Me suis installée devant mon pc, histoire de voir les nouvelles du monde.

Pas forcément une bonne idée.

Pour le reste de la journée, j'ai prévu une sortie au Louvre : la ninette ayant fait un caprice la semaine dernière en hurlant devant le monumental édifice : « mamaaaaaaaaaaaaaaaannnn je veux voir les mooooooooomieees » !

Les quelques touristes me regardaient curieusement : ma fille de 4 ans presque 5 avait envie d'aller voir des morts et des cercueils, c'est tout de même bien spécifique.

Lire la suite

Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | |

vendredi, 13 novembre 2009

Les murs

De l'école de la ninette, on voit les murs de la santé.

Certes, ce n'est pas comparable.

Parfois, je me pose la question.

Je regrette la liberté de la « mh » d'avant.

Je me demande combien de temps je tiendrais.

S'il faut que je tienne.

S'il n'est pas mieux que je tienne.

Peut-être un jour, je ne verrais même plus les murs.

mh,

 

Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | |

mercredi, 16 septembre 2009

Jour de viande… ou angoisse préhistorique.

b53935ae46f9bb6151c18ce2870f0593.jpg(Note du 16/09/09: en ces temps de grippe sur le monde, un texte qui date un peu... mais je suis prête à tout pour coller à l'actualité !)

Ce matin, vêtue de mes peaux de bêtes les plus fines et armée du gourdin habituellement dissimulé dans les fourrés qui masquent l'entrée de ma caverne, j'attends le visiteur annoncé par les signaux de fumées de ma voisine Argaoum. (sic)

L'angoisse monte, il fait un froid de chien baltique, pourtant des gouttes de sueur perlent à mon front. Argaoum n'est pas experte en signaux de fumées (râle pas Argaoum, c'est vrai) mais ils avaient la consistance de ceux qui annoncent le redresseur d'impôts ou la meute de loups affamés.

Si vous étiez attentif à mes propos et aux péripéties d'une vie de mh, vous vous demanderiez, pourquoi cette pauvre enfant revêt ses atours tannés de frais et courts coupés pour accueillir l'inconnu menaçant. Sachez, mesdames et messieurs, qu'en ces temps préhistoriques, lorsque vous êtes une fille seule à chasser le bison avec les copines, il faut savoir saisir l'occasion de confier les tâches les plus ardus au moindre dominant de l'espèce qui se présente. En ces temps obscurs, il y a moins de risques à agencer la déco de la caverne ou à cueillir des bais en vous faisant lutiner par Nestor- homme malin et végétarien- qu'à courir après les protéines.

Lire la suite

Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | |

vendredi, 11 septembre 2009

La ballade des pendus. (texte du 11 septembre 2001)

La folie c'est de penser que cela c'est passé. La folie c'est qu'ils ont rapproché le désastre de chacun. Ils l'ont mis tout près. Les faiseurs d'images du monde entier se trouvaient là pour que nous entrions dans l'intimité de la douleur, et de cela ils se sont servis.

Même si la colère nous prenait à penser que d'autres n'avaient pas eu droit à l'exploration de leur mal et que, du coup, celui-ci nous avait paru plus lointain, ils avaient visé " juste ". Ils avaient atteint l'endroit où TOUTES les douleurs seraient comprises.


" Frères humains qui après nous vivez ", cette phrase ne cesse de me trotter dans la tête.

J'ai arrêté les paroles des transistors. Je sais que cela est arrivé et que cette douleur ils ont réussi à la rapprocher de moi, et la rapprochant, ils prennent le risque que les Hommes y réagissent avec sagesse.

La détestation d'un système dont je profite, ne m'empêchera pas de penser à ceux là " Frères humains ", et tous les désastres me deviennent soudains plus proches, et celui-ci, désastre parmi les autres prend sa place.

Qui suis-je, hors du temps, qui suis-je sur la roue même à me demander pourquoi je vis, et pourquoi ceux-là sont morts ?

Vous les disparus, vous les souffrants, en tout temps et en tous lieux
Me montreriez-vous ce qui en moi vous tue ?

mh,

Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | |

Toutes les notes