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mardi, 30 octobre 2007
La valse
mh, se regardait dans le miroir.
Elle scrutait les rides au coin de ses yeux.
Feu follet, évanescence d'humaine, elle se retrouvait à raconter une vie, devant tout le monde.
Elle ne savait plus si elle était celle-là ou celle-ci.
Je suis mh dans le miroir avec les rides au coin des yeux.
J'habite la tanière de mh, j'écris sur cet Ivanhoé qu'elle utilise.
Seule sous la musique, mes doigts caracolent sur les touches du clavier. Je trouverai toujours une douceur et une mélancolie obstinée à raconter des histoires.
Je voudrais plonger là. Là est un secret. Je voudrais m'installer dans la lumière orange.
mh seule sous la musique. mh, fourmi dans la fourmilière.
Je suis mh dans le miroir à la peau fragile, au pull noir, aux boucles d'oreilles dorées. La musique au-dessus, la lampe de bureau 1930.
Si je l'écris est-ce que vous me croirez ?
Une valse à l'endroit une valse à l'envers.
Dites-moi dans quels bras je danse.
Dites-moi s'il y a des bras et si je danse.
(c) mh,
15:30 Publié dans La lettre de mh | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 28 octobre 2007
Popotte
Fin de mois, fin de tiroirs et ma peau a soif ! Alors avant d’aller investir dans la crème à la rose d’un docteur bien connu, j’utilise mes dernières ressources (sic) pour me concocter une mixture du soir. Elle est hydratante, bienveillante pour ma peau et son odeur est agréable. Je le tire du bouquin : « Beauté nature » des éditions Solar (aux dernières nouvelles il est épuisé. )
La recette originale c’est :
- 10 Gouttes d’huile essentielle de géranium
- 5 gouttes d’huile essentielle de camomille
- 5 Gouttes d’huile essentielle de romarin
- 5 gouttes d’huile essentielle de lavande
- 5 Gouttes d’huile essentielle de jasmin
- à diluer dans 2 cuillères à soupe d’huile de noyau d’abricot.
Je n’avais pas d’he de camomille, j’ai remplacé par de la carotte. La camomille est une composée (astéracées) et la carotte une ombellifère. Je ne sais pas si j’aurais dû, mais comme elle est très bien pour la peau aussi, je pense que je ne prends pas trop de risques. Comme je n’avais pas d’huile de noyau d’abricot, j’ai pris de l’huile d’olive. Celon Jean Louis Abrassart, elle est nourrissante, elle
pénètre et glisse bien…
L’odeur marquée de l’huile d'olive à disparu sous les effluves des huiles essentielles. Donc pas de souci à ce sujet.
Voilà la petite recette du soir.
merci qui ?
mh,
à appliquer sur peau humide ! Sisi.
19:10 Publié dans Soins de peau et potions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
samedi, 27 octobre 2007
Bloggo, le gros ours.
Le risque, c’est le remplissage. C’est tomber dans les griffes de Bloggo, le gros ours : j’épate la galerie, je dégaine les textes à la douzaine, je fais acte de présence, je consulte les statistiques plusieurs fois par jour, je me mesure à l’aune de ma popularité.
Bloggo et moi nous tentons un pacte : Je ne consulte plus les statistiques, je ne me désole pas de l’absence de commentaires. J’écris au monde à eux, à moi, à rien peut-être. Je délie mes mots. Je les lâche un peu qu’ils prennent l’air. Je tâche de me dire quelque chose. J’essaie d’un peu tout comprendre.
Il y a le malaise dangereux de livrer sa vérité et savoir qu’elle sera lue.
Bloggo serait aussi une autruche.
mh,
09:06 Publié dans Blog, La lettre de mh | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
vendredi, 26 octobre 2007
Grrrr pfffffffff !
Satanée dame Elisabeth, elle m’a eu !
Je prenais de haut son livre : « Mes secrets d’écrivain ».
Je l’ai commençé du bout des lèvres (si j’ose dire) je garde une vague répulsion à l’idée que l’on puisse apprendre à raconter des histoires. Je l’ai toujours. Je suis épatée par sa manière de faire. Sa force de travail. Sa technique pourtant, me fait peur. J’ai déjà tenté les fiches, les plans, les découpages en séquences, mais si une histoire ne me surprend pas, n’éveille pas ma curiosité si les personnages ne me tiennent pas par la main pour m’amener où ils veulent, je perds toute envie de les découvrir. Je reviens donc sur une note précédente où je doutais de l’intérêt d’un tel livre. C’est vrai : je ne suis pas follement enthousiaste, mais c’est instructif. Elle parle très bien de l’écriture, de la construction d’une histoire.
À chacun sa manière de voir et d’écrire, à chacun ses méthodes et ses béquilles pour avancer. Mais comme dit la dame, le meilleur moyen d’avancer c’est la « colle au cul » (Je cite là hein !) la recette magique !
Vous pouvez toujours me parler des vôtres. En ce moment moi c’est, la c… au c… précédemment citées, une enfant à l’école et Breathe dans les oreilles !
Bon courage aux écrivants de tous poils !
Ps : je m’attaque à : « Comment écrire ses mémoires » ça à l’air nettement moins emballant mais je
vous l’ai dis: je bosse !
niarf !
mh,
11:55 Publié dans Ecrivain Biographe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 21 octobre 2007
La fin et le début (souvenirs).
Je ne sais pas ce que c’est cet état-là.
4 mois que ça dure; je devrais m’y faire à présent.
Depuis, c’est comme si je n’avais plus droit à rien . Non ce n’est pas le terme: avoir droit. Le terme plus juste serait "ne plus avoir de place pour" :
écrire
écouter de la musique
raconter une/ma vie inventée.
Qu’est-ce que ce serait ma vie ?
J’ai l’impression que tout va s’arrêter. Qu’il ne peut pas y avoir de suite dans ce monde de moi que je ne connais pas. Ce mystère si commun, si humain, de donner vie à un autre que soi.
Cela même qui m’est étranger. Aussi étranger qu’il pourrait l’être à un autre : à mon compagnon, à un homme à une femme, qui n’aurait jamais tenté cette aventure.
Quelqu’un pousse à l’intérieur de moi.
J’ai le sentiment étrange, qu’un moi ne va pas lui survivre. Que cet événement, cette surprise est une fin. Puisque je ne connais encore pas son commencement.
La terre devant est couverte d’un long manteau.
La terre derrière est couverte d’un grand manteau.
Il semble qu’il n’y est plus ni avant ni d’après.
Rien que cet instant-là.
Mon incapacité à le décrire.
(c) mh,
08:10 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 19 octobre 2007
LA MAITRESSE CACHEE DE S.
AH AH ! Je vous y prends ! Vous imaginiez que j'allais causer de qui là ? De mon père ? De sa maîtresse cachée ? De ma demi-soeur en Indochine (Vietnam on dit mh)
Dites-voir, depuis quelques années, on revient au XIXe siècle en TGV et tout ce qui nous interresse c'est des histoires de maîtresses cachées !
Nan je sais bien, c'est seulement des histoires, c'est seulement LES histoires.
Rien que des tous petits, on est, on attend notre histoire du soir, notre ouragan du bout du monde, notre tsunami de Noël, nos mariages de princesses, nos divorces de jolies présidentes. Pendant que doucement maman console et berce, dehors, il fait froid. Maman console et berce. Dehors on recule, on se tait, on fatalise, on "àquoi bonise". Quelques-uns organisent le pointage du doigt, quelques autres le partage des miettes.
Dormez bonne gens, l'Ump veille et notre pauvre divorcé de président Sarkosy et un brave type qui veut du bien à la France.
Dormons.
(c) mh
J'écoute Breathe dans Genetic World
Mots clés Technorati : Histoire , Histoires , divorce , maitresse , Sarkosy , présidente , ump
13:54 Publié dans La lettre de mh | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Les affres de l'écriture
C’est toujours pareil, je me dis « aujourd’hui je m’y mets ». Je m’installe devant un ordinateur. Je commence à taper les mots tels qu’ils viennent je me dis «ah c’est bon ça va, ça vient». Oui bon. Et voilà, je ne finis pas. Je reste avec des tas de petits bouts de texte que décemment je ne peux pas soumettre aux yeux avertis des lecteurs de la lettre. Pour pousser le vice, j’enregistre les textes dans un dossier « textelmh en cours ». Ensuite je vais fouiller dans ce dossier pour voir si, par hasard, je ne pouvais pas utiliser quelqu’uns de ces bouts de texte, par hasard…
(c) mh,
13:52 Publié dans La lettre de mh | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
AAAAAAHHHHHHHHHH !!!!!!!!!!!!!! Je déteste ce truc !
J’ai posé le livre un peu loin sur ma table de travail. J’ai peur qu’il ne me contamine. Qu’il me prenne dans ses filets
envoûteurs. Depuis une semaine je le lis tout doucement.
Je le lis : parce que j’ai décidé de faire des efforts. (Voir ICI…)
Tout doucement :parce qu’il me déprime.
Je cherche à comprendre pourquoi, pourquoi je préférerais le toucher avec des gants et EUREKA ce matin, je comprends !
Je me souviens de l’effet qu’a eu la lecture des différents « guide pour écrivain » sur ma personne il y a quelques années.
Je me souviens des plans, des fiches, des tonnes de fiches sur un fil pincées par de minuscules pinces à linge. Le bouquet insipide de feuilles imprimées, je remplissais, tout était sur les fiches. De a à z. Il fallait faire comme ça. C’est ce que disaient les livres. C’est ce que dit le livre d’Elisabeth Georges. Je ne m’amusais plus à écrire, je n’étais plus emportée par les mots, je TRAVAILLAIS, je comblais les blancs. L’histoire, les personnages, rien ne me surprenait plus. Je n’étais plus curieuse de la suite.
J’aime beaucoup Elisabeth Georges, mais je me fous de savoir comment elle fait faire pipi à ses personnages. J’espère que je ne vais pas, independament de ma volonté, me laisser influencer par ses idées, j’espère que je n’ai pas assez lu pour tenter de faire comme elle.
J’espère… JE NE VEUX PLUS FAIRE DE FICHES !
DIO MOI ! Préservez-moi des fiches !
Pour ceux que ça interresse je parle ici du livre… brrrrrr ! Je me retourne là pour lire le titre parce que je l’ai posé LOIN sur ma table (beurkeupeu, en plus comme c’est bien fichu et par conscience professionnelle je suis fichue de continuer à le lire tout doucement) Donc ce livre c’est :
« Mes secrets d’écrivain : écrire un roman, ça s’apprend ! » d’Elisabeth Georges.Bon vu que je ne me suis pas bougée suffisamment pour publier un bouquin et que l’agaçante madame Georges fait plutôt un carton avec les siens, voyez-vous-même si ces conseils vous conviendront mieux qu’à moi….
Snif.
© mh,
13:50 Publié dans Ecrivain Biographe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 18 octobre 2007
Mes pieds seraient une oeuvre d'art.
Je précise : mes pieds, dans un contexte particulier, sous un éclairage adéquate et vu par les yeux d’un artiste pourraient s’accrocher dans le salon d’un esthète.
La tête dans les coussins, amollie par une migraine tenace, j'ai juste la force d'entrouvrir les yeux sur l’autre bout du canapé où se trouve l’autre bout de moi-même. Je ne lis pas, je n’écoute pas de musique. La lèpre automobile court dans le boulevard à une allure où j’ai envie de me munir d’un lance-roquette roquette pour l’exterminer une bonne fois pour toutes.
Je ne pense à rien qui puisse m’agacer. Je ne pense même plus que j’ai mal au crâne : je tente depuis trois heures de ne pas échapper à ma douleur « n’échappe pas à la douleur mh, fais la tienne ». Maintenant que je sais que ça fait mal quand on a mal, je vais lancer une roquette à l’odieux conseilleur qui m’a conseillé de me pénétrer de ma douleur. (sic)
Le gant humide d’eau et de quelques gouttes d’huile essentielle de lavande et de menthe brûle ma nuque. Du coup je ne pense plus à ma tête, et du coup n’osant plus bouger j’entreprends une toute légère méditation sur mes pieds et sur leur qualité dans un contexte artistique. Le constat préalable est le suivant, j’ai les pieds plats, je n’aime plus ce vernis, j’ai une ampoule en voie de guérison, je devrais mettre mes pieds au soleil, je ne saurais jamais mettre de l’autobronzant sur mes pieds. Si je gagne à quelque chose, je vais illico acheter ce fichu pantalon en soie noire ! Non ne pas y penser. J’ai des pieds pâles plats et potelés…
Encore 5 minutes de méditation sur mes pieds et je prends rendez-vous chez un chirurgien esthétique des extrémités.
Las, une dame charmante qui soigne sa peau et sa solitude avec une exemplaire légèreté me dit d’abandonner ses idées grotesques de chirurgie. Je dois croire à mes pieds, avec la même ferveur que je crois à l’amour de mes aimés.
« Cela n’ira pas sans effort » continue-t-elle :
« Le doute est une plaie que tu dois combattre pied à pied » …
Je combats le doute et la flemme en menant mes œuvres d’art personnelles vers l’école où m’attend Ninette.
Le doute comme la patience et ma méditation du jour lui sont complètement étrangers…
©mh,
10:25 Publié dans La lettre de mh | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 17 octobre 2007
Se faire belle...
Se faire belle est un rituel sérieux. L’étoffe n’est pas un simple tissu, c’est une matière de chose. C’est à cette étoffe qu’avec mon corps je donne corps. Ah, comme un simple morceau de tissu peut-il acquérir tant de vie ? Mes cheveux aujourd’hui lavés et séchés au soleil de ma terrasse, sont en soie la plus ancienne. Belle ? Pas le moins du monde, mais femme. Mon secret que tout le monde ignore, y compris mon miroir : femme.
…..
« La découverte du monde » Clarice Lispector
cité par mh,
09:05 Publié dans La lettre de mh | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



